16/Quelle est votre plus grande peur?
La mort d'un enfant
17/Avez-vous des ennemis? Pourquoi?
Pas vraiment d'ennemis. Des gens qui me mettent des batons dans les roues oui, hélas.
18/Qu'est-ce qui vous met le plus en colère et pourquoi?
Le mensonge. Parce qu'on nous prend souvent pour des prunes (surtout les obstétriciens, oops)
19/ Qu'est ce que l'amour pour vous? Pensez vous donner et recevoir assez d'amour?
Je peux sauter? C'est trop compliqué!!! JOKER!
20/Pour quelle raison seriez vous prêt à tuer quelqu'un? Pour quelle raison seriez-vous prêt à donner votre vie?
Mes enfants
21/ Pardonnez vous facilement? Qu'est ce que vous ne pourriez pas pardonner?
Non je suis assez rancunière. I'm working on it. Le mensonge encore
22/ Vous sentez-vous libre?
Pas assez encore...
23/Dans votre vie de tous les jours de quoi ne pourriez-vous pas vous passer?
Ma machine à laver (ben quoi? )
24/ Aimez vous votre pays? Avez-vous déjà eu envie de quitter votre pays? Pourquoi?
Je ne suis d'aucun pays et au bout de quelques années dans un même lieu je veux partir... j'ai la bougeotte... peut être qu'un jour ça s'arrêtera (dans le Valais?dans le Sud?)
25/ Pour vous qu'est ce que être chez soi? Qu'est ce que partir?
Etre chez soi c'est pouvoir se vautrer sur le canapé en vieux t-shirt pourri, regarder un film nul en mangeant un Ben and Jerrys straight from the box. Partir c'est faire beaucoup de valises et se rendre compte qu'on peut très bien vivre avec moins.
3 commentaires:
ça me touche que tu parles du Valais comme ça!! Mais tu ne crois pas que tu idéalises un peu? C'est magnifique et les gens sont trop sympas, mais de là à y vivre à l'année, je ne suis pas sûre! Quand j'étais ado je me disais "Mais quel gâchis de vivre ma jeunesse dans ce trou...Et y'a même pas de films en VO au ciné, c'est dramatique!!". Tu ne veux pas faire vivre ça à tes enfants, dis!!
J'aime bcp ta définition de "être chez soi", ça sent le coocooning et ça me plaît! Bon dimanche!
16)La mort d'un enfant aussi, sans conteste. c'est même mon pire cauchemar.
17)Euh, ennemis, ça fait un peu roman victorien...Des gens qui m'aiment pas bien ou que je n'aime pas bien...Parfois je ne m'en rends même pas compte, ou seulement lorsque je m'aperçois que je me sens systématiquement mal à l'aise avec quelqu'un. Je suis assez naïve dans le fond et je perçois mal les sous-textes chez les "inconnus", ce n'est pas pratique au travail, notamment d'autant que je comprends bien que ma personne "publique" soit irritante.
18)Le désordre (vi, je sais, pas très noble tout ça!)Cela doit toucher quelque chose d'interieur que je n'ai pas encore identifié, je précise que je suis en partie artisan du désordre. Mais je peux devenir Mrs Hyde et être prise de rage en voyant le spectacle de désolation des chambres de mes enfants. Sinon, les médias, mais moins depuis que j'ai réalisé que le discours médiatique est nécessairement idéologique et rarement indépendant.
19)J'adore cette maxime de La Rochefoucauld "Il est du véritable amour comme des esprits. Tout le monde en parle et peu de gens en ont vu." J'aimerais aimer bien, dans ma conception, cela signifie de manière désintéressée et inconditionnelle mais comme j'aimerais recevoir la même chose, c'est déjà moins désintéressé. Il y a beaucoup d'amour dans mon foyer, et cela circule en dépit de frictions et malentendus. C'est déjà énorme, et cela colore ma vie, c'est sûr.
20)je ne sais pas. En dehors d'une impulsion viscérale, je ne sais pas de quoi on peut être capable on non dans des circopntances extrême, j'aime autant pas le découvrir.
21)Oui et non. Je pardonne facilement le mal que l'on me fait mais pas celui que l'on fait à ceux que j'aime. C'est mon côté louve.
22)Oh, que non!
23)Ma machine à laver aussi, c'est le coeur de l'émancipation féminine, je trouve (bien que mon compagnon fasse plus le ménage que moi, il faut bien le dire).
24)C'est une discussion que j'ai eu récemment en commentaire d'une actualité (nauséabonde). J'aime mon pays car je le connais, j'aime sa géographie, sa littérature, son langage est le mien, c'est celui où je suis née, mais enfin bon je serais née dans n'importe quel pays d'Europe occidentale, je serais sans doute à peu près la même personne, tout cela est assez circonstanciel, et même si rien n'est jamais acquis (et qu'il ne faudrait pas l'oublier), naître femme au XXe siècle en Europe offre des possibles dont je suis reconnaissante.
25)Etre chez soi, c'est avoir un endroit où après un jour, une semaine, un mois, un an, on a envie de revenir, où lorsqu'on ouvre la porte, on éprouve cette étrange sentiment d'être à sa place, où l'on peut vivre la vie qu'on s'est choisi. Pour moi, c'est très lié à l'habitat, c'est la côté "nid". Mon compagnon disait souvent quand il était question de déménagement qu'où que nous soyons, pourvu que nous soyons ensemble, il serait chez lui. J'admire cette position, je suis beaucoup plus matérialiste, pas au sens consommatrice mais j'ai besoin d'un ancrage dans les choses et la terre, ouais terrienne c'est ça. J'ai eu trois "chez moi" dans ma vie, ma maison d'enfance, un minuscule appartement à Paris, ma maison actuelle et j'ai pourtant eu davantage de logements.De sorte que partir, ça peut être des choses très différentes...
Merci Dragophine - j'aime te lire!
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