jeudi 30 avril 2009

Emotion

Je suis dans l'émotion ce matin - je ne saurais trop vous dire laquelle. Joie et tristesse, nostalgie, enthousiasme. Tout se mêle et se redémêle une demie heure après. Up and down up and down. Les grandes questions de la vie: je vais ou je fais quoi je suis qui. Mes enfants, mes priorités, mon indépendance. Toujours les mêmes questions qui reviennent. Créer, envie de... et ne rien faire, se sentir coincée, de quoi sera fait demain, arrêter tout, inspirer, être reconnaissant pour tout ce qu'on a déjà, là, maintenant. Sourire. Jouer avec un ballon de baudruche. Mettre de la musique. Boire de l'eau. Regarder le ciel noir. Humer les odeurs de pluie. Sentir la montée de lait. Regarder les plis de bébé. Il n'y a que comme ça que j'y arrive. Si je lève les yeux pour voir plus loin, je perds les pédales. I stumble and fall. Ploc ploc ça degouline dans mon dos. Ce climat ne m'inspire pas à l'action. Se laissez vivre. Il me faudrait un hamac. Lire lire lire. Se perdre dans d'autres mondes. Pas envie de sortir de ma bulle de lait. Se demander comment font les autres.
C'est ma crise des trois mois. Je la fais à chaque fois. Etrange sensation de dedoublement de moi. Un moi qui veut rester là suspendue dans le temps, une autre qui veut exploser de mille projets. Je médite en tricotant. Merci le tricot. Je voudrais fuir l'ordinateur qui me ramène à toutes les petites choses que je veux faire là tout de suite. Arrêter de vouloir. Etre juste. Se satisfaire de moins et de mieux. Parfois je me demande si mon éducation d'intello m'empêche de me brancher complètement sur l'instant. Toujours cette voix blablabla. Monkeys in the tree. Mais ça veut dire quoi education? Quelle éducation on donne, pourquoi, comment. Se taire. Toucher. Dans le toucher je peux me perdre, je ne regarde plus l'heure. Et ces jours ci les journées passent vite. Etre vraie. Etre soi. Va falloir aller au fond encore une fois. Chercher, fouiller. Message in a bottle.
Mais ça ira.
Je crois que j'ai le gène de la mélancholie. Faut juste apprendre à l'apprivoiser des fois...

Mais ça ira parce que je suis comblée d'amour et d'amitié.
Des amis qui m'envoient des beaux colis plein de couleur et de saveur, de musique et de jolies choses. Des pensées douces.
Un peu de musique pour les accompagner: ethereal et simplement très beau...



lundi 27 avril 2009

Je déballe...

Il y a un truc que je commence à trouver vraiment enervant à Singapour (juste un?) c'est l'emballage. Les sacs dans les sacs, les quinze mètres de scotch, le papier puis le sac en plastique puis le plus grand sac. ARGH! On fait les courses sur Internet (4 gamins + pas de voiture + chaleur crevante à faire fondre le moindre yaourt ou pluie torrentielle et pas un taco à l'horizon DONC vaut mieux, et j'estime que j'économise de l'energie à faire rouler un camion pour plein de clients que 10 voitures). En France, ils commencaient à livrer dans des boîtes en carton et des sacs en papier ici c'est un sac en plastique pour trois articles. Pire le shampooing, parce que c'est un produit d'hygiène, était emballé dans un sac à lui tout seul au cas ou la pastèque l'aurait contaminé (parce que dans la série je râle, le deuxième truc super pénible c'est leur sacro sainte frousse de la bactérie!). Et je vous parle pas de la boîte en polystyrène de 90 cm remplie de glace sèchée que le livreur voulait laisser chez moi. Je lui ai remis la boîte dans les bras, non mais!
Chez Perfect Potion (dont j'ai parlé plus bas) ils recupèrent les bouteilles et te font une reduc si tu amènes ton sac mais les vendeuses insistent pour te mettre du paper bulle autour des flacons en verre (I said: no thank YOU). Mais le pire, vraiment le pire, c'est ce magnifique bouquet de tournesol que j'ai reçu hier d'une amie. Get this: chaque fleur était entouré d'une corolle de papier rose et piquée par un bâton (pour tenir la fleur droite). Donc on est deja a 2x3 tours de scotch. Ensuite chaque fleur était encore emballée indiduellement, quatre tour dans un plastique scotché trois tours. J'ai mis une demie heure à tout enlever pour avoir des tournesols nus sans rien, sans bâtons et je crois bien que je les ai entendus soupirer un grand ouf de soulagement. Y a des jours j'ai l'impression de brasser du vent avec mes couches lavables...

Waldorf - j'essaie de comprendre!

Il y a quelques mois je discutais avec une amie du pour/contre de certains vaccins et je disais en rigolant « Oulalala, accouchement à la maison, débat sur la vaccination, what’s next, Waldorf peut être ? » Elle éclata de rire. Ses enfants sont scolarisés à la petite école Waldorf pour les 3-6 ans ici à Singapour (dont la fondatrice a maintenant scolarisé ses enfants à Chatsworth, c’est bon signe me dis-je !).
Mais au fait qu’est ce que je savais de Waldorf ?
A vrai dire pas grand-chose. Ou du moins c’est ce que je constate après avoir fébrilement lu et épluché ces jours-ci.
Pour moi Waldorf c’était en vrac : le respect des rythmes et de la personnalité de l’enfant, la découverte et l’étude de la nature, la célébration des saisons, des chants, de la poésie, histoires, du tricot, du travail sur le bois, le tissu, travailler l’argile, l’eurythmie (danse), l’apprentissage des rythmes de la journée : le repas partagé (la table mise et décorée avec soin, le repas préparé ensemble), apprendre le nettoyage et le rangement. C’était aussi pas de télé, de DVD, d’ordinateur avant au moins sept ou huit ans. Les jouets proposés aux enfants ne sont pas des jouets classiques : pas de plastique mais uniquement des matières nobles : tissus, bois, laine, mais aussi glands, coquilles de noix, coquillages, galets… Beaucoup de poupées, de dînettes. Et des paniers remplis de branches, de morceaux de bois, de bouts de tissus, de cordes, de pince à linge. On incite les enfants à inventer leur propre monde, à découvrir le sens caché d’objets ordinaires. Un peu comme le maternage à la Loczy, on laisse le petit se développer à son aise (l’assise, la marche, etc ne sont pas encouragé tant que l’enfant n’a pas montré d’intérêt, il en va de même pour l’alimentation solide etc)

Et puis j’ai lu ce livre : Beyond the Rainbow Bridge, Nurturing our children from Birth to Seven de Barbara J. Patterson et Pamela Bradley. Les écoles Waldorf organisent parfois des stages pour les parents et ce livre reprend 6 séances avec les Q/R des parents.
Tout d’un coup j’étais mal à l’aise et j’ai commencé à me poser beaucoup de questions.
-Pourquoi cet omniprésence des contes de Grimm ? Il y a des tonnes de livres pour enfants qui répondraient aux « normes » Waldorf, pourquoi se contenter de Grimm et du monde des elfes et des gnomes en rejetant tout le reste ?
-Pourquoi vouloir absolument répondre au non de l’enfant par le détournement de l’attention ? Le non n’est semble-t-il jamais écouté, jamais repecté pour ce qu’il est. On passe à autre chose, on amène l’enfant sur une autre activité sans lui poser de questions. L’enfant petit est d’ailleurs rarement sollicité pour donner son avis : il doit apprendre par imitation ou est laissé à son imagination (nourrie uniquement par Grimm ?). Les parents sont encouragés à ne pas donner de choix à leur enfants ("quel pull veux tu mettre aujourd’hui ?)" et de ne pas fournir d’explication après un « pourquoi » ("pourquoi est ce que la porte du bus s’ouvre toute seule?") (je reprends des exemples donnés dans mes lectures)

Ensuite de plus en plus de concepts que j’ai du mal à comprendre : les douze sens, le choix limité des couleurs, l’obsession avec la chaleur. Je suis mal à l’aise en écoutant des chansons type chantées en maternelle (voix sur-aigues) et je ne comprends pas pourquoi. Je commence donc à faire ma petite recherche sur le web et je découvre que Mr Steiner et son anthroposophie sont extrêmement obscurs. J’ai passé de nombreuses heures à lire toutes les critiques de la pédagogie que vous trouverez ici http://www.waldorfcritics.org/active/concerns.html et les réponses waldorfiennes que vous trouverez par ex ici http://www.waldorfanswers.org et là http://www.whywaldorfworks.org


Very confusing tout cela. Quand je lis sur les blogs le nombre d’enfants violents (aucune intervention de l’enseignant), le racisme, la rigidité de certains enseignants, le fait que finalement pas grand monde ne comprend quelque chose à l’anthroposophie ni l’eurythmie….Et je passe sur un grand nombre de textes ahurissants du pédagogue du style :

“The use of the French language quite certainly corrupts the soul. The soul acquires nothing more than the possibility of clichés. Those who enthusiastically speak French transfer that to other languages. The French are also ruining what maintains their dead language, namely, their blood. The French are committing the terrible brutality of moving black people to Europe, but it works, in an even worse way, back on France. It has an enormous effect on the blood and the race and contributes considerably toward French decadence. The French as a race are reverting.”(Dans Faculty Meetings with R Steiner, p558-559)

Ok c'etait dans les années '20 mais inquiétant non?


Ultimately ce qui importe peut être c’est comment faire confiance à une école dont on comprend si mal ou seulement partiellement les fondements, la pédagogie ? Remarquez me direz vous, les parents s’intéressent-ils à la pédagogie dans les autres écoles ? Ou sont-ils juste intéressés par le label ? Les parents savent-ils par exemple que les écoles Wadorf sont a priori religieuses ?
Waldorf est présenté comme ze alternative et surfe sur la vague du homeschooling (chiffres en hausse aux US) et la mode ecolo/simplicité volontaire. J’avoue que pour la maternelle c’est un mode d’éducation qui m'attire (mais depuis mes lectures je flippe un peu). Ca se corse nettement quand on arrive en primaire – accent sur les saga nordiques, (aryennes?) l’Antiquité (quid de la préhistoire, du Moyen Age ?), un enseignement ultra classique où l’enfant écrit ce qui est au tableau, très peu de marge pour la parole libre, pour les questions. Le cadre est me semble-t-il ultra archaïque, rigide et ne laisse pas beaucoup de place à la vie moderne (on écoute la harpe pas la radio!). Très peu de flexibilité par rapport à ce que les enfants peuvent connaître en dehors de l’école (et beaucoup d'immiscion dans la vie privée des parents: par exemple allaitement long et cododo ne sont pas apprécié)
En même temps, j’ai l’impression que beaucoup dépend des enseignants et des écoles, j’entends le pire et le meilleur, alors que penser ? Je suis gênée car je n’ai jamais mis les pieds dans une école Waldorf et je peux donc difficilement juger de ce qui est reproché sur le site de Plan. Mais tout cela me rend très très méfiante. A quel point les enseignants appliquent-ils vraiment à la lettre les écrits de Mr Steiner ? Quand on lit ceci on peut se poser des questions…

In extreme cases, spanking or slapping may be required. “Under certain circumstances it may be necessary to spank a child ... I have to admit that there are rowdies....” Slapping is generally not productive, Steiner said. But he allowed for the possibility that a teacher may feel compelled to administer a slap. In that case, the student should recognize the gravity of the action. “If you give them a slap, you should do it the way Dr. Schubert does ... There are physical slaps and astral [nonphysical] slaps. It doesn’t matter which one you give, but you cannot slap a child sentimentally.” “Astral” slaps may be preferable, but note that Steiner’s statement is quite different from what he could have said, such as: You must never slap a student, period.(idem p. 22 et 323)
http://sites.google.com/site/waldorfwatch/advice-for-parents


J’ai contacté l’école Waldorf à Singapour pour ses ateliers de fabrication de jouets du jeudi ainsi que ses workshop sur l’art et une conférence en mai intitulée « Creative discipline » (déjà rien que ce terme! mais trop curieuse en même temps de savoir ce qu’ils mettent derrière surtout dans un pays comme Singapour !). J’espère pouvoir poser des questions et en apprendre un peu plus…

En attendant j'ai découvert le très chouette:

lundi 20 avril 2009

Cantine bis

Aubin: Maman tu sais ça y est ils vont enlever les cookies à la cantine, et les fizzy drinks aussi! Et ils vont mettre plus de légumes dans les plats. D'ailleurs ils ont commencé aujourd'hui!
Moi: Ah oui?
Aubin: Oui tu sais il y avait beef and rice et ils ont mis un légume en plus
Moi: Quoi ça comme légume?
Aubin: Des pommes de terre!

samedi 18 avril 2009

Fin de vacances...

C'est presque la fin des vacances pour les enfants. Moi qui craignais les deux semaines sans aide et sans "open space" comme le beau jardin du Presbytère - on s'en est finalement pas trop mal sorti (malgré les dix mille "chai pas c'que'j'peux faire maman")

Nous avons testé Fidgets avec Elvire cette semaine: http://www.fidgets.com.sg/ J'ai trouvé ça petit et bruyant. Elvire me dit que Go-Go Bambini était plus grand. Aujourd'hui elle est invitée à eXplorerkid pour un anniversaire (http://www.explorerkid.com) - on pourra donc comparer les trois mais vu les photos que Benoit m'envoie de son portable ce matin, ce dernier me parait vraiment chouette, même pour des enfants plus grands (nettement plus cher par contre).
A part ça, les aînés ont pu revisiter Wild Wild Wet avec des amis (et sans moi, pas envie de rôtir au soleil avec un nourrisson) http://www.wildwildwet.com/. Je ne connais pas un enfant qui n'aime pas!
Vendredi 10, Benoit et moi avons pris notre courage à deux mains, embauché une babysitter française et pris notre petite Eleonore sous les bras direction Chijmes pour un dîner au Baroque. On m'avait tellement parlé de Chijmes que j'ai été légèrement déçue mais la joie de pouvoir enfin échanger quelques phrases avec mon mari a pris le dessus. Le "setting" est néanmoins très agréable et le bruit de la fontaine et la cour illuminée par la vieille église, très reposant après une semaine passée avec quatre enfants dans un appart... Petite balade sur Clarke Quay (regarder les expats se b... la g.... et ensuite prendre le G-Max Reverse Bungy en pariant que non ils ne vont pas être malade ou les jeunes couples indiens assis sur le pont jouant aux cartes et testant le dernier Bacardi breezer) - pas tellement notre "scene" mais on aime jouer à l'anthropologie de l'expat...
A part ça des heures de bricolage: le projet pour Earth Day, très peu concluant pour le moment car rien n'est terminé: Elvire a fait un "rice sock buddy", Adèle un tissage avec des vieux morceaux de T-shirts et Aubin un monstre vert avec diverses boîtes à recycler. Adèle a également tenté de transformer un T-shirt en sac à main. Ils ont nettement préféré les crayons aquarelle, la deco de Pâques et les bougies en cire d'abeille.
Benoît a experimenté en cuisine pour trouver LA recette de baguette. Son dahl indien a remporté un franc succès chez les enfants (kilukru?). J'ai contribué à la frénésie gastronomique par une recette de cookies d'Anna Olson (ceux qui regardent The Asian Food Channel comprendront tout de suite). Presque un speculoos ce cookies, unbelievable!
Pour boucher les trous il y avait aussi (la télé, la piscine,) la lecture: Aubin a terminé Brisingr en anglais (760 pages tout de même). Il a également commencé la série Tunnels de Gordon Roderick, La Cité des Ténèbres de Cassandra Clare et s'est régalé en lisant Kiki Strike dans la Cité Clandestine de Kristen Miller. Adèle est toujours dans les Orphelins Baudelaire (au moins dix tomes!) et la série Le Pavillon Noir. Elvire aime beaucoup La Petite Soeur de Cri-cri Lapin, poétique et un peu triste. Quant à moi j'ai enfin terminé World Without End, pas un chef d'oeuvre de la littérature mais facile à lire quand on se réveille beaucoup la nuit. J'ai beaucoup aimé The Reader de Bernard Schlink et j'ai commencé le dernier Julian Barnes Nothing to be Frightened Of, tous deux beaucoup plus philosophiques.
Un livre que tout le monde aime en ce moment c'est ça:
Ca me rappelle les jeux de noeuds dans la cour de récré quand j'avais neuf ans!

Reste les grandes aventures de la semaine: un atelier portage qui s'est terminé au bout d'une demie heure par une grosse colère de Mamzelle Bulle (heureusement c'était gratuit et personne ne m'en a voulu), une visite chez le dentiste avec les trois aînés (jackpot! pas une seule carie!!), la livraison du deuxième (plus grand) frigo (signe distinctif de la famille nombreuse) et last but not least les heures passées sur le web à découvrir l'anthroposophie et les écoles Steiner (post à venir) qui s'est terminé en confection d'un gnome "jonquille" et d'un regard très sceptique d'Elvire quand je lui ai lu le très Waldorf-ien:
Pogramme des semaines à venir de plus en plus chargé: workshop sur la diversification alimentaire de bébé jeudi, et puis le 26 notre petite célébration d'anniversaires (4 ans d'Elvire, 3 mois d'Eleonore, 9 mois à Singapour) avec cheese and wine et (accessoirement) une dizaine d'enfants de quatre ans à occuper, départ en classe aventure en Malaisie pour Aubin le 27 avril et divers ateliers et formation en perspective pour moi. Et pour l'heure petit plouf pour se rafraîchir le cerveau car il fait à nouveau très très chaud!

jeudi 9 avril 2009

Create


En ce moment, je ne sais pas si c'est les vacances ou quoi mais j'ai des ENVIES de créer... de lire, d'écrire... Et evidemment comme j'ai quatre enfants dans les bras j'arrive juste à faire la vache (meuh) sur mon fessebook devant lequel je passe boooocoup trop de temps. Des envies donc... surtout depuis que je lis le blog de Soulemama (http://www.soulemama.com/)

-envie maniaque de RANGER
-envie de coudre (et donc de trouver une machine à coudre) et de beaux tissus
-envie de tricoter (maman m'envoie de la laine pour une couverture un peu plus grande, le seul et unique masterwork que j'ai jamais terminé, tenez vous bien, c'était la petite couverture commencée pour Elvire et terminée pour Eleonore). Mon homme se moque : "Tricoter ici? Be my guest!"
-envie de lire lire lire (je ne pense pas que ça me quitte jamais mais bon, encore plus en ce moment...)
-envie de cuisiner (la télé s'allume 20 minutes le soir, juste le temps de regarder Sugar ou Home chef et je pars me coucher la tête remplie d'envies)
-envie d'écrire (un grand post sur les écoles Waldorf, l'allaitement/encore!, le culte de la domesticité (qui s'empare de moi), l'éducation,...)
-envie aussi de travailler (pas une semaine ne passe sans qu'une femme enceinte me demande jusqu'à quand dure mon congé mater - ergh)

Bref envie de choses que je ne peux pas faire pour le moment et que je ne fais pas quand j'ai enfin du temps. Un comble.
Je me dis qu'une petite promenade dans la nature me ferait le plus grand bien...

mercredi 8 avril 2009

These are a few of my favorite things....

J'aime:

-regarder et surtout écouter la pluie torrentielle à Singapour et les couleurs du ciel
-les anglaises blondes derrière les oreilles d'Elvire
-le petit accent britannique d'Adèle
-découvrir la vie rêvée des autres sur la blogosphère
-le lait qui coule (même quand on a rien demandé); ça reste magique...
-Eléonore qui s'endort, la bouche délicate ouverte, une petite main sur ma poitrine
-les petits plis crassouilles d'Eléonore
-les câlins serrés d'Elvire et ses "I love you Mommy"
-Aubin qui grandit grandit et sa mémoire d'éléphant quand il me parle de la guerre de Sécession
-Aubin qui lit pavé après pavé
-le condo la nuit...la vie des autres
-regarder Eléonore dormir
-mes envies de thèse (faudrait que je me fasse vacciner un jour!... ou alors prendre mon courage à deux mains et l'écrire ce bouquin), mes envies impossible de couture (on va déjà voir avec le tricot)
-regarder the Asian Food Channel en me disant qu'un jour, avec le bon couteau, j'arriverais à émincer un oignon aussi vite que Jamie

-et ce soir je pense à ma belle soeur et ce soir je pense à Delphine

samedi 4 avril 2009

vendredi 3 avril 2009

Raffles ferme ses toilettes

Non ce n'est pas un poisson d'avril! Le grand et prestigieux hotel Raffles a décider de fermer deux de ses toilettes pour faire des économies. Les usagers n'ont pas tardé à se manifester: embouteillages et manque de papier; les clients de Vuitton, Swarovski and co souffrent! Pour ne pas parler des clients du Spa qui doivent maintenant faire 30 mètres en peignoir pour aller aux toilettes. Very embarassing. Je dois dire que j'ai déjà du mal à comprendre pourquoi à Singapour les spas et cinémas n'ont pas de toilettes DANS leurs locaux. A Tampines j'ai du faire tout l'étage cinéma/arcade pour trouver un embouteillage monstre devant quatre malheureux toilettes. A l'epoque j'étais enceinte, j'avais donc pu gratter quelques places mais on avait tout de même raté les dix premières minutes du film.
Raffles! Ce "grand" hotel de luxe ne trouve rien de mieux que de fermer ses toilettes? Seriously???
C'est que je sais d'une amie dont le mari travaille à la prestigieuse enseigne qu'ils sont en train de virer un tas de monde. Eh oui même chez Raffles c'est la crise!
Peut-être pourraient-ils envisager de faire des économies de linge (ne pas changer les draps et serviettes tous les jours), de clim, ou sur tous ces petits cadeaux inutiles donnés aux invités (chai pas moi les pétales de roses sur le lit est ce vraiment nécessaire?), d'électricité (éteindre toutes les lumières qui n'ont pas vraiment besoin d'être allumée - ils l'ont bien fait pour Earth Hour!). Je peux bien imaginer un zillion de façons de faire des économies de sousous dans la popoche ET d'energie - ne me dites pas qu'ils ont des managers obtus à ce point? Il me semble qu'une approche "ecolo" seraient d'autant plus appréciée par le client que d'avoir à faire la queue devant un WC sans papier? Alors quoi? Raffles veut-il faire parler de lui? L'article nous promet la suite de l'histoire dans quelques jours.

mercredi 1 avril 2009

Farmbox II

Contenu de la deuxième Farmbox:

-un gros avocat
-du raisin blanc et noir
-des haricots divers (env 500gr)
-des prunes
-petit sac d'épinards frais
-3 tomates
-4 pommes
-1 tête de brocoli
-carottes
-un quart de citrouille
-des grosses feuilles vertes non indentifiées ;-)) (ça fait un peu comme des feuilles de chou vert mais très allongées)
-un poireau (un peu juste là)
-une courgette
-une petite aubergine (je sens la ratatouille en plein le nez pour ce soir!)
-2 poires

Beau panier mais il nous faudrait le double en quantité!
A ce prix là on opte pour des repas partiellement bio...