Shanghai nous a surpris et dans tous les sens du terme. Moi la première puisqu'à la base je n'avais pas du tout envie d'aller en Chine. Je ne sais pas pourquoi mais depuis Wild Swans que j'ai du lire il y a 15 ans et le vieux film The Inn of the Sixth Happiness avec Ingrid Bergman j'avais un peu l'impression que la Chine méprisait beaucoup les femmes ("pays de barbare" etc). Et tout cela se confirme puisque pendant six jours c'est Mr Grémichon qu'on a félicité pour ses quatres beaux enfants alors qu'on ignorait royalement Bibi qui se tenait à ses côtés (of course). Passons. Shanghai est aujourd'hui un gigantesque chantier. Je vous entends me dire "bah Singapour aussi". Sauf que Shanghai c'est toute la ville et c'est pas pour construire des condo. Nope. Shanghai reconstruit TOUT. Les trottoirs, les temples, les hotels. TOUT. Pour être pimpante pour l'expo 2010. Ce n'est donc pas la ville touristique idéale. La pollution + la poussière ça tire beaucoup sur les poumons. Et on est un peu comme mort à la fin d'une journée de visite avec quatre enfants dont une dans l'écharpe. On a la peau sèche, le cheveux en pétard. Et tout est recouvert d'une fine couche de poussière. Ce qui donne un aspect mat et vieillot à absolument tout.
Ce qui m'a beaucoup frappé à mon retour c'est la verdure de Singapour et le fait que tout brille.
Shanghai est recouvert d'un haze que l'on voit très bien quand on monte dans une des nombreuses mega-tour.

P. et S. nous ont fait monter dans la Tour Jin-Mao (récemment escaladée par Alain Robert) d'où nous avions une vue splendide sur la ville et toutes les contructions modernes autour. Un petit tour par le puit intérieur de l'hotel (85ième?) a fini de nous fiche la trouille et nous sommes donc vite resdescendu. Ce jour là nous avions également visité la vieille ville. Du moins ce qu'il en reste. Les passants ébahis par 1/ la famille nombreuse 2/blonde 3/ le bébé dans l'écharpe SANS cheveux, sortaient de leurs maisons pour nous saluer ou pour toucher le bébé. Malgré l'insalubrité j'ai été touchée par cette image de la vieille vieille Chine: les minuscules pièces où s'entassent des familles entières autour d'un bol de riz, des grandmères jouant au mahjong ou des hommes agglutinés autour d'un jeu de carte, les nourrissons les fesses à l'air et les joues rouges et drues comme les bébés que nous avions vu dans la cordillère des Andes. La vieille ville c'est aussi le marché aux crickets.

Les enfants nous ont supplié d'en acheté un - c'est vrai c'est mignon, ils vendent même les mini gamelles en porcelaine pour aller dans le petit pot qui lui sert d'habitacle. Sur le même marché: poissons, oiseaux, beaucoup de vers (faut bien les nourrir les bêtes), quelques chats... et surtout beaucoup d'yeux nous zieutant, beaucoup de mains pour nous toucher. Le depaysement fut total.
Le lendemain matin nous partions à la découverte de la Concession Française à pied avec notre petite tribu. Une promenade agréable dans un quartier bordé de platanes (nous découvrons au passage que le platane est un arbre chinois). Très européen somme toute, si on fait abstraction des vendeurs de crabes, de l'égorgeur de poulet et des nombreuses petites vélo-voiturette vendant tout et n'importe quoi ou transportant des pneux, du carton, chargé jusqu'au ciel.
To be continued...
Shanghai est recouvert d'un haze que l'on voit très bien quand on monte dans une des nombreuses mega-tour.
P. et S. nous ont fait monter dans la Tour Jin-Mao (récemment escaladée par Alain Robert) d'où nous avions une vue splendide sur la ville et toutes les contructions modernes autour. Un petit tour par le puit intérieur de l'hotel (85ième?) a fini de nous fiche la trouille et nous sommes donc vite resdescendu. Ce jour là nous avions également visité la vieille ville. Du moins ce qu'il en reste. Les passants ébahis par 1/ la famille nombreuse 2/blonde 3/ le bébé dans l'écharpe SANS cheveux, sortaient de leurs maisons pour nous saluer ou pour toucher le bébé. Malgré l'insalubrité j'ai été touchée par cette image de la vieille vieille Chine: les minuscules pièces où s'entassent des familles entières autour d'un bol de riz, des grandmères jouant au mahjong ou des hommes agglutinés autour d'un jeu de carte, les nourrissons les fesses à l'air et les joues rouges et drues comme les bébés que nous avions vu dans la cordillère des Andes. La vieille ville c'est aussi le marché aux crickets.
Les enfants nous ont supplié d'en acheté un - c'est vrai c'est mignon, ils vendent même les mini gamelles en porcelaine pour aller dans le petit pot qui lui sert d'habitacle. Sur le même marché: poissons, oiseaux, beaucoup de vers (faut bien les nourrir les bêtes), quelques chats... et surtout beaucoup d'yeux nous zieutant, beaucoup de mains pour nous toucher. Le depaysement fut total.
Le lendemain matin nous partions à la découverte de la Concession Française à pied avec notre petite tribu. Une promenade agréable dans un quartier bordé de platanes (nous découvrons au passage que le platane est un arbre chinois). Très européen somme toute, si on fait abstraction des vendeurs de crabes, de l'égorgeur de poulet et des nombreuses petites vélo-voiturette vendant tout et n'importe quoi ou transportant des pneux, du carton, chargé jusqu'au ciel.
To be continued...
