Pendant ce temps là j'essaie de garder le cap sur mon green smoothie défi en préparant nos six semaines out of Singapore. Ce matin c'est un peu la geule de bois (malgré le smoothie vert) et je ne suis pas très fière de la Belgique (on va même dire de la Flandre pour être précis cette fois). Je me demande ce que j'ai encore en commun avec mon plat pays en dehors d'un maouss complexe d'infériorité et d'un sens de l'humour un peu particulier. Vu d'ici ça ressemble presque un peu à la Yougoslavie.
Tempête dans un verre?
Pas si on en croit les résultats similaires aux Pays Bas, en Hongrie, en Italie, et au Danemark.
Dans mon verre le matin j'essaie aussi de ne pas trop penser au pétrole qui englue toujours le Golfe du Mexique et BP qui essaie d'éponger la catastrophe avec du sopalin
http://motherjones.com/rights-stuff/2010/06/grande-terre-dolphin-towels-bp-cleanup
Dans mon verre le matin j'essaie de ne pas trop penser aux flics qui tapent de plus en plus fort en France, des infirmières qui se font passer au gaz lacrymogène parce qu'elles osent demander un petit quelque chose pour leurs dévouement et sacrifices quotidiens. Dans mon verre le matin j'essaie de ne pas trop penser à l'avenir des sage-femmes libérales partout dans le monde.
J'essaie d'oublier que Riberi va gagner 830.000 euros par mois.
Que les pêcheurs de thon ont harponné un militant Greenpeace et que personne ne se soucie plus de savoir ce qui se passe à Haïti.
Mais mon verre il est important.
Parce qu'avec ce verre, tous les matins je prends acte, je fais mon petit choix militant. Je renouvelle chaque jour mon engagement pour la terre. C'est ma petite méditation quotidienne. C'est pas grand chose je le sais bien, ça peut même paraître ridicule. Mais ça m'aide de boire mon jus de légumes, de me dire que je me fais du bien, de méditer sur l'état des choses.
Je choisis mes légumes avec attention, je les épluche lentement. Je lave la centrifugeuse lentement. Je bois mon jus lentement. Et je médite sur chaque geste. Lentement. La lenteur et l'attention sont des qualités qui se perdent. Call me naive mais c'est peut être ça qui nous sauvera un jour.
En attendant je préfère éteindre le journal et faire le choix de l'optimisme (et non pas la politique de l'autruche). Rechercher ce qui est beau et bon et ce pourquoi j'ai envie, moi, de me lever chaque matin.
Tempête dans un verre?
Pas si on en croit les résultats similaires aux Pays Bas, en Hongrie, en Italie, et au Danemark.
Dans mon verre le matin j'essaie aussi de ne pas trop penser au pétrole qui englue toujours le Golfe du Mexique et BP qui essaie d'éponger la catastrophe avec du sopalin
http://motherjones.com/rights-stuff/2010/06/grande-terre-dolphin-towels-bp-cleanup
Dans mon verre le matin j'essaie de ne pas trop penser aux flics qui tapent de plus en plus fort en France, des infirmières qui se font passer au gaz lacrymogène parce qu'elles osent demander un petit quelque chose pour leurs dévouement et sacrifices quotidiens. Dans mon verre le matin j'essaie de ne pas trop penser à l'avenir des sage-femmes libérales partout dans le monde.
J'essaie d'oublier que Riberi va gagner 830.000 euros par mois.
Que les pêcheurs de thon ont harponné un militant Greenpeace et que personne ne se soucie plus de savoir ce qui se passe à Haïti.
Mais mon verre il est important.
Parce qu'avec ce verre, tous les matins je prends acte, je fais mon petit choix militant. Je renouvelle chaque jour mon engagement pour la terre. C'est ma petite méditation quotidienne. C'est pas grand chose je le sais bien, ça peut même paraître ridicule. Mais ça m'aide de boire mon jus de légumes, de me dire que je me fais du bien, de méditer sur l'état des choses.
Je choisis mes légumes avec attention, je les épluche lentement. Je lave la centrifugeuse lentement. Je bois mon jus lentement. Et je médite sur chaque geste. Lentement. La lenteur et l'attention sont des qualités qui se perdent. Call me naive mais c'est peut être ça qui nous sauvera un jour.
En attendant je préfère éteindre le journal et faire le choix de l'optimisme (et non pas la politique de l'autruche). Rechercher ce qui est beau et bon et ce pourquoi j'ai envie, moi, de me lever chaque matin.
3 commentaires:
Tu te fais du bien mais pas seulement: moi, ça me remonte le moral de savoir qu'il y a des gens comme toi :)
C'est important d'avoir des valeurs morales et d'essayer de les suivre, même si on n'y arrive pas toujours.
Christelle + 1
Et moi, je travaille doucement dans ma tête pour arrêter de me reprocher d'être née blanche et riche et consommatrice, et pollueuse, et que c'est à cause de moi que d'autre crèvent de faim et se flinguent avec des mitraillettes dans les rues des pays d'à coté. Je n'en suis pas à ton niveau de certitude, que j'admire grandement. J'en suis toujours à regarder ces catastophes et me flageller en disant que BP pollue pour le carburant de ma voiture et que je pourrais faire quelque chose de vraiment utile à condition de sacrifier ma vie et celle des miens. Mais qu'en fait je veux pas vraiment tout sacrifier (ou j'ose pas) et que tout ce que je peux faire reste dérisoire.
T'as pas ce genre de crise de désespoir et d'impuissance, toi ? Moi je m'en sors pas.
Quand on sait ce qu'il fait de son argent, Tiberi....Bof!
Qu'ils sont beaux, tous ces bébés!!
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