samedi 24 juillet 2010

Vacances épisode 2: calme plat

Une bonne petite gastro ça vous fait apprécier le farniente - pas le choix, clouée au lit. Le droit de ne rien faire. La fenêtre ouverte qui donne sur les arbres et les cui-cui des oiseaux aident un peu. J'ai finalement ouvert la section "livres" de la valise. Terminé Time Traveller's Wife -magnifique à en pleurer, et dans la foulée le dernier Guy Deslile Chroniques Birmanes, qui malgré les différences culturelles et sociales me fait bien penser aux expats à Singapour - mais peut être que les expats sont les même quel que soit le pays d'accueil (question à mille balles?). Ce vieux relent de colon arrogant et surtout les babygroups où on parle de ce qu'on trouve au supermarché et ce que fait le mari, l'énervement futile avec les locaux malgré les efforts, l'incompréhension mutuelle fatiguante sur le long terme.

Cette dernière semaine a été surtout un lent passage au microscope de notre vie làbas - me rendre compte de ce que j'aime/j'aime vraiment pas. La question "tu veux rentrer?" passe comme une balle de ping pong entre nous. "Joker!". Non, on ne veut pas rentrer, mais... Certaines choses pèsent lourd lourd. Peut être faudrait il faire autrement? Encore et toujours. Chercher à s'adapter un peu plus à nos envies et contre le monde extérieur qui veut sans cesse nous prendre en charge. Facile à dire. Sans parler des rêves de maison/jardin/composteur, d'une vie plus écologique, d'une vie plus près de nos valeurs. Peut être envisager Singapour comme un tremplin? Emmagasiner pour être plus performant après? Dix milles pensées qui m'éveillent la nuit.
Le retour n'est pas simple. Surtout après deux ans. C'est comme un stabilo qui soudain vous met au fluo toutes les choses auxquelles on avait oublié de faire attention.

Meanwhile on s'amuse des petites choses. Les voisins qui nous épient. Le yaourt à volonté. S'asseoir sur les marches de la maison et regarder les enfants qui savourent leurs petites expériences. Observation des insectes. Mettre le feu à un papier avec une loupe. Enjamber un tricycle. Faire des bulles de savon.

Ralentissement intérieur. On y est enfin. Et pour le reste on verra plus tard.

2 commentaires:

caroline a dit…

Je vous souhaite un bon et rapide retablissement afin que vous puissiez pleinement profiter de votre sejour en France! Pour nous c'est deja le retour a HK...et bientot un demenagement qui s'annonce....sur Singapour!! Pourrais-je vous contacter pour avoir queleques infos?

Anne a dit…

Toi, tu as la gastro existencielle ! Et pleine de philosophie ...
On a aussi beaucoup aimé les chroniques birmanes, oui, il y a des constantes, malheureusement.
Et pour le tremplin, je crois qu'il est des gens qui ne peuvent vivre sans aspirer perpétuellement à un grand projet à venir, comme une loooongue inspiration avant de se lancer dans le projet de sa vie ... Mais pour ça, il faut dormir la nuit pour prendre des forces ! Mille bisous à vous, de pas si loin, cette fois ...