dimanche 28 février 2010

Must-read


Drop whatever you're doing, go out, get this book and read it.

Extrait d'une interview avec l'auteur:


Is the novel based on a true story?

No, but there’s one true story in particular that made me determined to write the novel. In 2001 an Angolan man named Manuel Bravo fled to England and claimed asylum on the grounds that he and his family would be persecuted and killed if they were returned to Angola. He lived in a state of uncertainty for four years pending a decision on his application. Then, without warning, in September 2005 Manuel Bravo and his 13-year-old son were seized in a dawn raid and interned at an Immigration Removal Centre in southern England. They were told that they would be forcibly deported to Angola the next morning. That night, Manuel Bravo took his own life by hanging himself in a stairwell. His son was awoken in his cell and told the news. What had happened was that Manuel Bravo, aware of a rule under which unaccompanied minors cannot be deported from the UK, had taken his own life in order to save the life of his son. Among his last words to his child were: “Be brave. Work hard. Do well at school.”

vendredi 19 février 2010

Patrimoine affectif


Dans la lignée des posts nostalgie, je continue et signe mais surtout inspirée par ce post de Clem Fraîche http://clemfraiche.canalblog.com/archives/2010/01/18/16572813.html

Notre petit patrimoine - étrange mélange franco-belge auquel on rajoute un peu de Singapour du moment... Dans le désordre:
la pizza du samedi soir, le Perche, le Presbytère et les cloches le dimanche matin, le coulis de fruits rouge l'été, la gelée de groseilles, la pika, Henri Dès, les dents de laits gardées dans un petit pot pour chaque enfant, l'huile d'amande douce, les compils de l'été, Patrick Swayze, l'Erypl*st, la bombe d'Av*ne, les pastilles V*chy, le nain jaune, Haba (toujours et encore), les rillettes, le liniment oleocalcaire, les tartes de légumes, le cake tomates séchées/câpres ou le cake aux olives, la quiche aux oignons (même si elle est infaisable ici), le gâteau au chocolat micro-ondes, les bagues de ma grande-tante, les boutons de ma grandmère, sa montre, Ligébobozitoukogo, Grasse et Fragonard, Tante Terry, le comté, Tik-Tak, le Elle, le vieux gilet marron tricoté par ma grand-mère, le parfum de lavande de mon grand-père, les poupées russes en bois, les Birken (hiver et été), les Converse, le polo, le vert, le parmesan, les huiles essentielles pour les bobos, l'huile Kneipp au genièvre et les sels de bain à la lavande, le jean, Dolto, les stroopwafels, les sous pull qui faisaient les cheveux électriques quand on était petit, les sand dollars et les noix de coco sur la plage, le thé vert au riz soufflé, la Biafine, la tisane menthe-réglisse, Zwitsal, "jcrois que jvais conclure" et "jtexpliquerai...", les pralines, le marché le dimanche matin, la soupe le dimanche soir, le Valais, les gaufres, les culottes P*tit B*teau, les tongs Ip*nemas, et puis pour finir Bay*rd jeunesse et des livres à la pelle partout.

Et chez vous?


jeudi 18 février 2010

On lit aussi...

un livre beau et bon et zen - magnifique!

on adore la série Penguin Classics - Adele est accro. Elle a déjà lu le pavé Anne of Green Gables
que faire avec un bébé qui veut manger tout seul? on aurait dû lire Rapley il y a six mois mais en attendant on a fait pareil!
un peu ma bible du moment

Elvire adore ce livre. Harry a une maison à la ville et va visiter son grandpère à la campagne. Le sens du mot home et aussi un petit agneau ...


Elvire le lit quasiment toute seule. Très peu de texte mais de belles images à l'ancienne.

Notre premier livre végétarien pour les enfants. Un peu compliqué pour Elvire mais son résumé à table hier soir était assez intéressant. Elle a beaucoup aimé Herb!


Je vous mets pas le Badinter hein?

dimanche 14 février 2010

Si j'étais en France...

...je ferais mes yaourts moi même et des bonnes tartes aux légumes avec du gruyère. Je pourrais écouter le Mouv', France inter, et aller feuilleter le dernier Badinter à la Fnac. Si j'étais en France je pourrais manger des petits beurres et boire un bon chocolat et mettre des chaussettes avec des chaussures fermées (mes bonnes vieilles Clarks) et râler parce qu'il faut habiller les petits pour la neige mais aimer ça et regarder la neige tomber de derrière la vitre et penser aux gants mouillés. Si j'étais en France je pourrais lire Libé et traverser la rue n'importe où. Je pourrais trouver des vêtements ni L ni XL, et beaux, et manger du potage au fenouil avec du vrai parmesan. Si j'étais en France je pourrais me faire un ciné à 9h30 à Châtelet et aller à la bibli de Beaubourg après. Je pourrais flâner dans le Marais et m'enerver sur les crottes de chien sur le trottoir. Je pourrais m'asseoir sur le Ponts des Arts et ne rien faire. Penser à Camille Claudel et regarder le brun de la Seine et le coucher du soleil sur le Notre Dame. Si j'étais en France il y aurait le goûter de 4h30 à la sortie de l'école et les cartables et les devoirs. Il y aurait le mercredi. Il y aurait les copains et les copines, le thé, les gâteaux Bonne Maman. Il y aurait le bio avec des fruits et des légumes même pas trop chers. L'été il y aurait la campagne et les vaches, les recettes du Régal , la faisselle et le coulis de fruits rouges. Si j'étais en France les enfants apprendraient les départements et on écouterait sans doute encore Henri Dès. On chanterait à tue tête sur l'autoroute en allant à la montagne. Si j'étais en France j'aurais mon médecin (un pote avec qui je peux discuter) et ma sécu, ma CAF et ma crèche. Il y aurait les Inrocks et le petit concert à la Cigale (allez deux fois dans l'année), le marché St Pierre et les pigeons pathétiques. Il y aurait aussi les discussions politiques où on refait le monde autour d'un crémant où d'une pizza. Il y aurait le catalogue des soldes de la Redoute, les courses chez Picard, les fleurs coupées, le muguet et la fête de la musique...

Le manque ne se construit pas par rapport à ce que j'ai ici. J'aime beaucoup ma vie ici. Et le fait que je puisse exercer mon métier sans avoir à me justifier en permanence compte énormément. Mais cela ne m'aide pas quand on me dit "mais attends ici tu as la piscine toute l'année, il fait tout le temps beau, tu peux voyager etc etc". Le manque existe dans l'absolu. Un élément ici ne remplace pas un élément làbas. Ce n'est pas un principe de vases communicants.
Mon manque s'accroche aux petites chose futiles de la vie làbas. Bien sûr je peux vivre sans.

J'ai passé toute mon enfance aux Pays Bas et aujourd'hui encore, alors que je n'y suis pas retournée depuis des années, ce pays me manque. Le deuxième endroit où j'ai passé le plus de temps c'est en banlieue parisienne. Mes enfants y sont nés, ont découvert l'école, et moi la vie française qui va avec...
Un jour sans doute mon coeur va se serrer en pensant à la salle de bain où Eleonore a vu le jour et l'odeur des frangipaniers.
Un jour, mais pas tout de suite...

J'ai pris beaucoup de plaisir à regarder la mini série John Adams (sur HBO). Les questions d'identités sont au coeur du débat en permanence et cette oscillation entre l'Europe et le Nouveau Continent me parlait mais alors!!! J'étais fascinée!
Dans une scène Adams et Jefferson sont à Paris et discutent des avantages des Etats-Unis sur la France et Jefferson dit :

One can only appreciate one's country once one has left it

et je pense bien que cela soit très vrai.

jeudi 11 février 2010

Haiku baby

Eleonore aime!

lundi 8 février 2010

De la souffrance du cafard


Le cafard souffre-t-il? Telle est ma question.
Ces petites pestes ont été considérablement présentes dans notre appart ces derniers temps (hmm pourquoi le féminin? peut etre parce que se sont des poules pondeuses?) et nous allons faire venir mercredi un Pest Control Monsieur pour faire un état des lieux. Parait-il que l'immeuble n'est pas en cause mais que nous ramenons les petites bêtes de l'exterieur. Je ne veux pas devenir agressive mais vu ma sainte phobie du cafard s'il y en avait un perché sur ma tong je vous assure que tout le condo serait au courant. Non mais. C'est quoi encore cette excuse niaise. Bref ça monte par les tuyaux, ça se promène dans ma salle de bain la nuit. Et vazy que je viens même me loger dans le panier de jouets de bébé. J'en trouve dans mes photos (heureusement que j'ai laissé les albums en pays froid).
Mais ce matin j'en ai trouvé un qui agonisait sous le lavabo. En anglais on dirait "it was writhing". Et je n'aime pas des trucs qui "writhe". Alors je me suis demandée "que ressent le cafard?". Je sais je sais. Vous êtes pour une no pitié policy. Un coup de savate et on en parle plus. Mais mes déambulations végétariennes et buddhistes m'incitent au respect de toute vie vous voyez. Pas facile avec le cafard...

Peut être que la guerre au cafard a contribué à un autre cafard.
Celui qui se passe dans la tête après 18 mois de non foulage du terreau parisien. J'écume les sites français depuis deux jours pour un peu de culture. C'est PIRE. Le mal du pays quand ça vous tient...
Va falloir tenir encore quatre mois et demi.
Si vous avez des tuyaux je prends.

Après une sale journée hier (le moral dans les Birken) ne voilà-t-il pas que voisine chinoise vient rajouter une couche. Et cela à 1h du mat. Nos voisins du dessous vivent la nuit et réveillent Eleonore une fois toute les trois semaines en beuglant dans le téléphone sur le balcon, en jouant au Mahjong avec des copains ou simplement en invitant des copains bien bourrés qui fument leur clopes sous notre fenêtre. Cette nuit je demande un peu de silence on me replique "ta ka fermer ta fenêtre et puis d'ailleurs
You are unsuitable to live in this building, you should move out

C'est pas souvent que la non-violence me délaisse mais j'ai eu trrrrrrrrrrrès envie d'aller chercher un seau d'eau.

J'ai pas fait. Du coup j'ai pas dormi.
Lâche lâche lâche.

Mouais.

Je suis allé m'asseoir dans sur le carrelage de ma cuisine le temps de me calmer. Quand voilà-t-il pas Monsieur Cafard qui se pointe faire sa petite balade nocturne. "Tu la vois ma tong" lui ai-je dis. "Baaah" m'a-t-il soupiré "... on est là depuis les dinosaures alors, tu crois tout de même pas que... hein." Et il m'a tourné le dos... Philosophe, cartésien. Un petit cafard français quoi.

dimanche 7 février 2010

Tag en jaune



Ce tag date de septembre (la honte!). En ce matin post-anniversaire-sirènes, la maison est un vaste chantier de papiers éparpillés, de paillettes, d'enfants fatigués, de morceaux de gâteau à demi mangé. Réveil à 7h. Même pas envie de m'habiller. Alors je revisite mes choses jaunes. Un petit post inutile mais joli...
En vrac et entre autres les Premiers J'aime Lire, mes tissus jaunes, les crackers (un peu un mythe par ici), ma première poupée Waldorf fait main (pas une sinécure), l'alphabet sur le frigo, mes boîtes de couture et des graines mystérieuses.
Et vous, qu'avez vous de jaune et joli chez vous?
Je passe la main à:
Sylvie
Karin
Laurence
Anne
Rein (la reine du bleu ça va être dur!)

vendredi 5 février 2010

Un vendredi pluvieux...


C'est ma première journée off depuis les vacances... pas que j'eusse chômé hein. Non non soit Bibi bouge, soit Bibi bosse, soit Bibi boit (je vous rassure, juste du coca plein d'aspartame pouark), mais elle a beaucoup de mal à retrouver son pouf de méditation en ce moment (et on parle même pas de la salle de gym mouahahaha).

Au programme: décoration du mur du salon "pour faire comme la mer maman!". Un kilo de blue tack plus tard on va dire que ça tient (le tissu, les paillettes, les coquillages en papier, les crabes, les baleines, les miroirs, les bulles). 30 ballons chinois gonflés. On est proche du choc toxique. Il restera les brochettes de fruit demain et l'animation. Heureusement il y aura dimanche pour s'allonger sur le carrelage fraîs en gémissant "aaaah j'ai mal aux ..." (à remplir demain).
Elvire a donc 5 ans. Elle voulait manger de la ratatouille et des frites. Your wish is my command. Ze ratatouille fut faite (sans poivrons, faut pas abuser nonplus). En dessert elle souhaitait du "icing et des fraises mais pas de gateau". Il fallait tout de même un socle pour les bougies. J'ai pas investi grand chose émotionnellement sur le gâteau (d'autant plus que les oeufs achetés sur Geylang dans une arrière boutique en catastrophe me semblait très... chaud - enfin personne n'est mort et) les fruits rouges were delicious.
Demain on accueille la bande à Neptune pour une mermaid party. On a du jello bleu à découper au chopsticks, on a une course poursuite dans l'eau, une énigme et même un coffre aux trésors. Ca va dépoter je le sens.

Je compte les jours jusqu'à ma semaine off. Mais le montage de boîte ne se fait pas tout seul. Entre deux visites postpartum, des cours de prépa, j'épluche les tarifs de pubs des journaux singapouriens (ahurissant!), je lis des devis, je rédige les pages web, mais aussi... je prends des cafés avec des gens nouveaux très sympas, dynamiques, qui me donnent la pêche, je rencontre des collègues, partout on m'encourage, on me tape sur l'épaule, c'est très bon pour l'égo mais ça met un peu la pression aussi.

Je me force tous les jours à me dire "reste dans l'ici, maintenant".
Nous ne savons pas de quoi seront fait les prochains mois. Comme beaucoup d'amis je me dis que la vie d'expat peut prendre fin du jour au lendemain.
Je veux avancer mais pas m'investir trop nonplus. Equilibre subtil à trouver. Dur quand on est du genre fonceuse.
En attendant les naissances (toujours aussi belles...) me rappellent que...
....doucement doucement doucement est mon mantra. Doucement. Et n'oublie pas d'être bonne pour toi.



PS: Petites nouveautés en haut à gauche: un lien vers un traducteur automatique (on me demande très souvent si je peux traduire mes posts, je pourrais bien sûr mais j'aime bien dormir un peu aussi :-0 (la traduction est assez immonde et pour une ex prof d'anglais ça me donne carrément de l'urticaire - excuses donc pour ceux qui liront en version lost in translation). Vous trouverez aussi un lien direct vers le blog pro. Le site web pro est en construction et sera prêt fin février. Yiiihaaaa!
(et merci Mademoiselle C! qui sait pourquoi)