vendredi 26 mars 2010

Le poil qui pousse...

Je ne suis pas une grande fréquenteuse des waxing saloons, je fais du débroussaillage maison, mais les pubs orang-outans de Ministry of Waxing (Strip) me font marrer depuis trop longtemps alors j'ai été tester pour vous! Légèrement anxieuse quand même la bête, comme à chaque fois. Eh dites donc comment je suis tombée dans un trou culturel là!
Ma waxeuse frenchie me parlait de la pluie et du beau temps, de ses hommes qu'elle avait nombreux et me passait sous la loupe pour être sûre de n'avoir rien loupé. Elle avait un décolleté digne de Dolly Parton et des robes très courtes et serrées. Avec elle je pouvais me lâcher sur l'état de mon poil et elle avait toujours le mot doux et rassurant. Elle avait toujours vu pire. Et surtout elle faisait passer le mauvais moment avec des blagues vaseuses. Sur la table il y avait un pot de cire et deux spatules, les mêmes pour tout le monde (ah je sens que ça commence à réfléchir) et surtout avant mon baptême une copine m'avait dit "surtout tu gardes ta culotte!". Ce qui était tout de même assez rassurant faut l'avouer. Bref ma waxeuse frenchie c'était un peu comme une doula du poil quoi.
J'arrive à The Ministry avec dix minutes d'avance (en bonne singapourienne n'est ce pas, il faut TOUJOURS arriver à l'avance) et la fille complètement stressée me dit "je peux pas, je peux pas! c'est trop tôt!". Je ressors faire un tour du mall pendant dix minutes. A l'heure tapante on me fait asseoir sur un cube en béton - ah oui attention parce que le Ministry c'est hype. Les murs sont en briques brutes et les chaises en béton. La cabine fait 30cm3 avec des néons blancs qui font bien ressortir la belle cellulite dans un miroir grossissant. Ca commence bien. La waxeuse me donne une lingette avec ordre de me wiper. Euh commence le problème. Je me wipe où? c'est juste pour me rafraîchir l'aîne où...? Je m'asseois sur la table. Ma "striperella" me regarde de travers. "Vous enlever pas la culotte?" Ta-da-tsching! deuxième gaffe. "Euh non" marmonne-je, "je fais toujours comme ça". Elle pousse un soupir long comme le monde (et je sais ce qu'elle pense putain d'expats avec leur pudeur et après ça vous court la rue à poil ouais ouais) et me dit "bon vous voulez quoi?" en faisant claquer ses gants en plastiques. Je bafouille un peu. Elle me dit "WHAT?!" Visiblement ma demande ne rentre dans aucun des packages. "Vous ne pouvez pas faire comme tel package mais sans ça?" Nope. Bon ben vazy pour le package audessus alors (pfffff). Elle se met à l'oeuvre.
Tout le mérite du Ministry c'est d'arriver à vous faire sortir lisse comme une anguille en moins de 15 minutes chrono en main. J'opte pour la hard wax au chocolat, odeur très miam. Sur le mur et partout des grandes affiches indiquent "we don't double dip" voulant dire que pour chaque morceau de cire appliquée on utilise une spatule en bois qu'on jette et qu'on ne remet pas dans le pot de cire (ainsi pas de contamination). Mais rassurez vous, nous dit le poster, "on est ecolo, on recycle tous les bâtonnets".
L'épreuve est étrangement peu douloureuse (va falloir que je recause avec la palaisienne qui en était resté à la bande de cire "soft") et c'est torché en 10 minutes. La waxeuse m'enguirlande "You have stubborn hair lah!". Ah merci. Elle finit à la pince (mais les finitions sont bâclées) et me détolle un bon coup (pas de lotion, ni de massage des jambes en prime comme me faisait ma waxeuse française).
Elle essaie de me vendre deux ou trois produits avant de passer à la caisse et en moins de deux je suis de nouveau dans la rue. Eh beh.
Côté humain je préfére nettement Dolly Parton frenchie. Côté douleur c'est vrai que je n'ai jamais eu aussi peu mal. Alors va falloir trancher...
Enfin j'ai au moins une semaine et demie de rab... au poil où ça repousse ici...

jeudi 25 mars 2010

J'ai toujours pas compris...

-le déo whitening
-Bread Talk
-les chaussures qui font skouik skouik pour les 12 à 18 mois
-les queues interminables pour participer à un concours bidon
-pourquoi musicalement Singapour est resté scotché dans un time warp eighties
-pourquoi il faut sortir du spa ou du cinéma pour aller aux toilettes
-le volume sonore des aunties au gym le matin
-ION, 313 ou Central
-la reputation de Geylang
-les tailles chez Desigual
-les nids d'hirondelles et les concombres de mer à la pharmacie chinoise
-pourquoi les films nouveaux restent en moyenne trois semaines à l'affiche
-l'odeur à Carref**r (même quand y a pas de durian!)
-le lor mee
-les meubles en teak à 2800 $ dans les boutiques expats
-ce qui se passe à Sentosa ni quand se sera prêt, pareil pour le casino (c'est quoi la boule?) et son hotel (pourquoi les chambres donnent-elles sur la highway?!)
-le glutamate (à quoi ça sert d'encore en mettre si ça file le mal de crâne à tout le monde?)
-comment se servir efficacement de Sistic pour voir ce qui passe avant que se soit trop tard

what about you?

samedi 20 mars 2010

Kikki. K




En cherchant un petit cadeau pour une copine je suis tombée sur Kikki. K une papeterie design scandinave magnifique plein de petites choses jolies et originales. J'ai craqué pour le receipts organiser, un weekly planner et une petite boîte de cartes "conversation starters" pour mes cours


J'aurais bien pris aussi cette jolie boîte à recettes:

Et peut être pour un prochain anniversaire:



vendredi 19 mars 2010

Blue House Nursery

(Eleonore et sa cousine Inès)

Eleonore la tornade. En deux semaines elle est passée du quatre pattes à j'escalade les meubles. Avec option je me laisse tomber sur le pouf la tête en avant. C'est du sport! Cette semaine nous avons donc testé un cours à Gymboree et quelle ne fut pas ma surprise de voir Eleonore monter, grimper, escalader, prendre TOUS les tunnels (même le noir!) et hurler au bout de 45 minutes à la fin du cours (je rappelle qu'elle n'a que 14 mois). Même la prof me disait "eh beh dites donc, généralement la première fois ils tentent à peine un tunnel!". Cela dit circle time elle en avait un peu rien à faire tellement elle voulait continuer à escalader. Elle a adoré les toboggans avec glissade sur peau de mouton! Gymboree a pensé que j'étais un client potentiel intéressant mais je rechigne un peu après l'experience de Kindermusik. Cela dit Gymboree propose également le jeu libre - option qui me plaît davantage.
A la maison nous essayons au maximum de lui apporter un peu de variété (achat d'un enorme pouf et improvisation de circuits moteur par ses soeurs) mais quand ses siblings partent à l'école c'est toujours un grand moment de solitude. Elle va au playground, écoute de la musique, passe beaucoup de temps à vider les bibliothèques. Mais on sent qu'elle à bien envie d'ailleurs elle aussi (elle sait aller chercher son chapeau et montrer la porte).
Hors de question pour moi de mettre Eleonore dans une nursery singapourienne - les flashcards alphabet no thanks. Après avoir éliminé pas mal d'options (Montessori à la singapourienne? Waldorf? White Lodge? Eton?) j'ai découvert la Blue House Nursery et la pédagogie Emilio Reggia. Visite cet aprême et j'ai été fascinée par l'approche centrée entièrement sur l'enfant, son propre développement, ses propres centres d'intérêts. Les enseignants sont des accompagnateurs (je vous dis pas comme ça parle à la doula en moi ça), voir des apprenants aux côtés de l'enfant. Les parents sont très impliqués au sein de l'école et je n'ai donc pas hésité à nous mettre sur la liste d'attente pour deux matinées par semaine à partir de septembre. Nous pourrons aussi, s'il y a de la place, dès début mai, faire des séances parents-enfants une après-midi par semaine, ce qui donnera à Eleonore la possibilité de se familiariser avec les lieux et les enseignants.
Et puis pour couronner le tout, G. notre helper, pourra elle aussi suivre les workshops Reggia cet été et se familiariser avec la pédagogie ce qui permettra d'établir une continuité et motiver G. à trouver d'autres activités pour Eleonore quand je travaille (oui ça m'arrive). Je ne parle pas souvent de G. ici parce que je souhaite respecter son intimité mais elle a énormément adapté sa façon d'être avec les enfants par l'observation de notre manière de faire et je pense que si elle peut suivre ces workshops elle aura également quelque chose de très bon sur son CV pour trouver un employeur après nous.
Si ces workshops vous intéresse n'hésitez pas à me contacter ici, je vous enverrais les dates et le contenu. Il y a encore quelques places.

Et pour les nouvelles du reste de la tribu:
Aubin vient de me piquer le Rolling Stone Magazine en disant "celui là je te le rends pas"
Adèle prépare son grand exposé sur le végétarianisme: 5 minutes sans aucune notes. Si elle gagne elle peut refaire l'exposé devant toute l'école - elle est très très motivée!
Elvire apprend à nager sans brassards, à faire du vélo sans les petites roues et s'intéresse beaucoup aux petites choses de ce monde. Elle a une maîtresse qui est d'ailleurs très inspirée par Reggia (on voit le résultat est impressionnant!)

Et vous, qu'est ce qui vous émerveille chez vos enfants en ce moment?

jeudi 18 mars 2010

TADAAAA!



C'est avec fierté (et soulagement) que je vous annonce la mise au monde du petit dernier


http://tranquilbeginnings.com.sg/



Un grand merci à Olivia et Mlle C!

samedi 13 mars 2010

And when the rain begins to fall...

C'est une vieille chanson des eighties de Jermaine Jackson et Pia Zadora (OMG je me souviens encore des paroles!) mais ça tombe très bien - la chanson, le weekend pluvieux... le crumble aux pommes est au four, j'aimerais dire que je suis sous ma couette avec un bon vieux Jodi Picoult et un café, mais evidemment à Singapour, non, pas de couette, pas de café, fait trop chaud - juste affalée sur mon lit. Avec un bon gros rhume et un moral pas au beau fixe. Trois semaines d'art therapie ça vous file un petit electroshock. Alors ce samedi le temps est à la reflexion, loin de l'ordinateur (sauf là haha). Depuis bien deux mois le temps file tellement vite que ma MAC prend la poussière, les bricolages restent au fond de l'armoire et les revues s'empilent.
Faut dire le site web aura été un accouchement à lui tout seul. Moi qui ne suis pas marketing du tout, avoir à me vendre ça me donne de l'urticaire. Prise de tête sur les illustrations. Prise de tête sur l'avenir de la boîte: oùcommentavecquipourquoiquand? J'ai rendu mes devoirs, pondus les textes. Prise de décisions multiples en solitaire. Pesant.
Les trois workshops d'art thérapie ont été comme un ouragan venu balayer un tas de vieilles baskets usées au fond du panier, c'est un peu le tsunami à l'envers, ça vient vous râcler les fonds boueux murky waters. Ajoutez à cela le boulot, les semaines ordinaires avec les enfants ça donne un petit tas tout bouark ce weekend.
BUT... je devrais logiquement retrouver du temps pour enfin faire toutes les choses que je ne pouvais plus faire ces temps-ci et réfléchir, voir si je repousse d'un an le postgrad d'art psychothérapeute (parce que oui pour ceux qui ont loupé un épisode c'était le but du schmilblick).
En attendant cette semaine je vais pouvoir regarder ma Lélé continuer à sauter des meubles et faire des vol planés sur les poufs, l'emmener au cours de gym (du coup), trouver un prof de natation pour Aubin, peut être remotiver les troupes pour le cours de guitare, continuer la peinture avec Elvire, la regarder se mettre du sérum phy dans le nez en reniflant "Aaaaah, miam maman j'aime bien le sérum phy!" et et et ... trouver un atelier de peinture libre - si je decide de prendre un an de plus, au moins j'aurais le temps de me constituer un vrai portfolio- ... oui juste ça.

Il pleut enfin et ça nettoie un peu la poussière mentale.
Qu'est-ce qui était important déjà?
Ah oui...


mardi 9 mars 2010

Dentiste

Si vous avez, comme moi, horreur d'aller chez le dentiste vous savez comme il est difficile d'aller chez quelqu'un de nouveau, surtout dans un pays etranger. Depuis que nous sommes là je n'avais donc pas remis les pieds dans un cabinet et puis oh soulagement j'ai appris qu'une des mamans dans la classe de Elvire est dentiste. Je suis allée la voir aujourd'hui et elle est absolument géniale - douce, patiente, attentive. Je partage ses coordonnées avec vous parce que pour le coup c'est une très bonne adresse et pas trop cher:
Dr Monica Sharma
The Smile Division
Lucky Plaza #02-105
Tel: 67387990

mercredi 3 mars 2010

Un coiffeur sachant couper...

Après le dernier désastre capillaire je m'étais promis de rester Cleopâtre jusqu'en juillet et de retrouver un aspect normal back au pays mais la température étouffante des derniers jours m'a poussé à consulter euh couper et retenter un coiffeur singapourien. Une amie m'a parlé d'un coiffeur vraiment bien tu verras! ils savent couper les Caucasians. Un peu desperate et armé d'une photo de ce à quoi je ressemblais AVANT je suis rentré chez Sabun Cabane. Ma coiffeuse me met à l'aise. D'abord on discute. Je montre ma photo, lui explique les différentes étapes de mon périple capillaire à Singapour. Elle compatis. Je vous assure elle a commencé et j'ai su que cette fois c'était ok. A mi-chemin j'ai cru que j'allais lui faire un hug. A la fin je serais bien tombée à ses pieds. Quel soulagement! Et tout ça pour 35 euros - Yiiiihaaaaaa!

mardi 2 mars 2010

Bribes

Ce matin j'ai commencé la journée avec les Béruriers Noirs - moment de nostalgie pour Monsieur Grémichon qui passait par là et qui s'est carrément assis ( chai pas s'il s'est pas senti un peu vieux là)-

Eleonore dort encore, excitation des premiers pas hier soir dans nos bras ouverts et devant nos applaudissements, nos "ooh", nos "ouiiii!" -

Elvire est en art thérapie avec maman et se prend au jeu: faire des dessins pour résoudre un problème c'est tout de même le pied non? Du coup elle veut faire des dessins le matin aussi. Elle est dans sa période elfes, papillons, femmes aux utérus rouges et gros yeux noirs (ça fait un peu Tim Burton au pays des doulas).

Adèle a jeté ses boucles d'oreilles (soigeusement recupérée par moi) après huit semaines de douleurs et d'infection elle jette l'éponge et ne veut plus en entendre parler. Elle est une sticker mania ambulante, l'oreille scotchée à son MP3 (elle a perdu les écouteurs). Elle veut grandir grandir, parle de l'avenir et de tout ce qu'elle fera quand elle sera adulte (tiens tiens ça me rappelle quelqu'un!). En attendant elle va bientot partir en Malaisie, quatre jours, sans moi!

Aubin lui pas toujours très bavard sauf quelques tête à tête où il se confie - il me semble loin... j'ai parfois envie de le rapetisser. Je le touche pour m'assurer qu'il est bien là. "Yeah yeah", "Seriously, MOM!" ou encore "Yeah, WHATEVER!" ponctue son riche vocabulaire du moment. C'est la période "mouof".

Mère poule et ses poussins qui poussent qui poussent et le temps qui court qui court - ça pourrait faire le titre d'un livre, ou à défaut, d'un blog... heureusement que je viens poser de temps en temps mes pensées in the now ici


Un petit extrait trouvé en glanant sur un autre blog qui me ramène en France tous les matins et qui me parle beaucoup:

"Leur vie, dans cette chronique, est illusoire, peut-être est-ce une vie imaginaire, mais elle est malgré cela plus claire que leur vie réelle. Cette chronique ne pourra jamais par contre, décrire leur vérité la plus profonde. Le propre de la chronique est de posséder la vérité de l'instant. L'envie de continuer à écrire, le plaisir de le faire éprouvé au quotidien, sont les seules motivations cohérentes de l'entreprise. Le jeu lui-même devient le moteur du jeu. C'est comme quand on est petit: ouvrir les vieilles portes, peintes en blanc, de la maison de poupée et donner libre cours aux secrets inhérents des choses; cela ne peut guère être plus simple."