Trois post depuis cet été, c'est lent lent sur le blog en ce moment...
C'est pas que je n'ai rien à vous raconter hein mais le temps file à toute vitesse et nous voilà déjà confronté aux premières notes de christmas carol, et les copines toutes paniquées qui se demandent si elles peuvent DEJA mettre l'arbre de Noel.
Singapour nous pousse à aller toujours plus vite.
Mon agenda ne desemplit pas et je lis avec compassion celui des autres (comme ma blog soeur)
Fort heureusement les bébés me ralentissent. Je me réveille en sursaut la nuit, je lis mes textos au fil des contractions, je cours chercher un taxi, j'avale vite un litre d'Emergen-C et une banane. Mais quand j'arrive interdiction formelle de se dépêcher. Interdiction de regarder sans cesse l'horloge.
C'est le temps de l'aube de la vie.
Et ce temps là impose le respect.
J'aime ce ralentissement. Les regards croisés, les sourires, les silences. J'aime entendre les premiers frissons, les premières vocalises.
Et on m'interroge sans cesse sur ce temps. "Encore longtemps tu crois?"
J'ai des intuitions mais ces intuitions fluctuent en fonction des interventions médicales ou parfois simplement un mot, un geste, une présence vient stopper le travail ou ralentir les contractions.
On oublie que le travail doit pouvoir se faire sans interruption, en toute confiance. On oublie que les flux hormonaux sont subtils, et que beaucoup dépend de l'environnement.
L'hôpital est un lieu d'urgence et de tableaux à maintenir rempli. C'est un lieu d'impatience, de stress. De mots rarement analysés, de paroles dites en l'air, trop souvent.
J'essaie de maintenir l'espace. Un espace qu'on pourrait dire domestique, propre, calme, tamisé, silencieux. Un espace où le temps s'oublie, où la femme peut lever le regard vers l'horloge et dire "déjà?"
Sur mon chemin à présent une pause s'impose.
Un curriculum profond comme l'océan vient d'atterir sur mon bureau - et avec des pages et des pages de lecture, des pages et des pages de devoirs à rendre, des pages et des pages d'etymologie.
Encore une naissance et mon sac s'en ira prendre un peu la poussière. Le temps de retrouver les miens en France et en Belgique, le temps de respirer le froid, les promenades hivernales.
Et puis enfin aller à ces expos loupées, ce marché de Noel, ce dejeuner avec cette copine et peut être qui sait monter enfin au Marina Bay Sands pour voir le futur jardin botanique d'en haut.
Mais surtout - et là je savoure déjà - ma première sortie culturelle depuis des lustres, Kevin Spacey dans Richard III, aaaah du bon, du solide, du comme on a trop peu à Singapour.
Les enfants demandent l'expo Titanic et je regarde d'un bon oeil les travaux pour le nouveau musée du côté de St Andrews. Il faut bien ça en cette saison pluvieuse!
1 commentaires:
Chouette on va pouvoir profiter de la pause pour te lire, t'entendre et te voir plus souvent peut-être ... :)
PS: ma to do a été multipliée par 10 en 3 jours mais je ne perds pas de vue la plus important (blog, site, fringues d'hiver)
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