
C'est terrible Singapour pour faire un régime. J'ai commencé lundi dernier par solidarité avec une ou deux personnes et aussi parce que let's face it y a quelques kilos à perdre. Jamais fait un régime de ma vie (je répète je n'ai JAMAIS fait un régime de ma vie) (Mr Grémichon rajoute que si si quand même j'avais fait mon jeûne là tu sais tu mangeais que des fruits et des légumes! Et je rajoute à cela un autre jeûne detox et une autre détox jus de légumes - tout ça pour me sentir bien pas pour perdre du poids - c'est clairement pas la même bête!)
Donc j'ai beaucoup de mal à croire que je vais actually perdre du poids. Je suis plutôt la fille qui ne croit pas aux régimes. Pendant des années j'ai écouté mes amies parler calories, j'ai observé les boulimiques, les anorexiques, celles qui se faisaient vomir aussi. J'ai rencontré mon lot de filles pas bien avec la bouffe qui se confiaient à moi. La fille bien avec la bouffe parce qu'elle mangeait toujours ce dont elle avait envie. Manger de tout. Avec un léger penchant pour les pâtes et les sucreries.
Et puis il y a eu le passage au bio. Et puis au végétarianisme.
Alors vraiment j'ai l'impression d'atterir sur une autre planète.
Et beaucoup de mal à me justifier ce geste si ce n'est une image déplaisante dans le miroir et l'envie qui me manquait de plus en plus de me mettre en maillot de bain. Ca compte non?
C'est un gros travail d'aimer son corps.
Après quatre bébés et trois ans aux tropiques je fais la compta.
Singapour n'a pas été bon pour la mincitude! Abondance de nourriture et d'odeurs succulentes (minus le durian). Fruits exotiques et surtout un climat qui vous donne pas, mais alors pas du tout envie de bouger. Après mes autres bébés je fondais tout naturellement. L'hiver se chargait de faire redescendre la balance. Les allers et venues à l'école, la crèche, monter, descendre les 4 étages de ma maisonette avec le linge. Ici ascenceur, taxi, helper, tout est fait pour que vous marchiez et bougiez le moins possible. Et pour cause, fait chaud dehors! Ou alors il pleut des cordes!
N'empêche. N'empêche. Je savoure cette semaine cette simplicité retrouvée dans les aliments sains et de tourner mon attention autrement vers la nourriture. Stopper les automatismes. Faire valser habitudes. Le thé à la menthe est devenu addictif. Prendre le temps de choisir ce qu'on va manger. Compter. Manger moins vite. Noter. Finalement c'est une méditation quotidienne. Je mâche plus lentement. Je fais attention à la satiété. Je suis davantage à l'écoute et il y a là un côté ascétique finalement qui me fait du bien. Curieusement, alors qu'on aspire à manger moins, on est tout naturellement tenté de manger mieux. Seul hic les pensées recurrentes obsessionelles en relation avec la nourriture occupent une place prépondérante dans la journée. Longues heures passées à feuilleter mes vieux elleatable, revisiter kitchenbazar (je crois vraiment qu'un épluche-ananas ça peut être très utile!), alicedelice (et si on tentait les espumas?), les librairies rayons cuisines, ... Je redécouvre des saveurs qui par habitude s'étaient estompées et aussi le plaisir de se faire plaisir.
Les enfants du coup découvrent les points dans un cuillère à café de nutella, dans une pizza, dans une barre de chocolat mais aussi un fried rice. Je repense à mon enfance et à toutes ces choses que je pouvais manger sans grossir. Gaufres au sirop, jellybeans, carrés d'amandes. Un smileys c'était un énorme winegum. Mon métabolisme d'ado dans un pays froid. Et quel plaisir de me dire que j'ai pu manger toutes ces choses là!
Aujourd'hui c'est un gros effort. Mon métabolisme en pays chaud + 20 ans c'est un peu l'ours polaire en amazonie. Il dort. Il hibèrne. Il feignasse. Ca ne m'a pas toujours rendue zen cette semaine.
Heureusement c'est les vacances. On va pouvoir souffler un peu cette semaine et retourner au bikram. Ssssssssss-aaaaaaaaaaah-ggggggg (laisse, tu peux pas comprendre)
Donc j'ai beaucoup de mal à croire que je vais actually perdre du poids. Je suis plutôt la fille qui ne croit pas aux régimes. Pendant des années j'ai écouté mes amies parler calories, j'ai observé les boulimiques, les anorexiques, celles qui se faisaient vomir aussi. J'ai rencontré mon lot de filles pas bien avec la bouffe qui se confiaient à moi. La fille bien avec la bouffe parce qu'elle mangeait toujours ce dont elle avait envie. Manger de tout. Avec un léger penchant pour les pâtes et les sucreries.
Et puis il y a eu le passage au bio. Et puis au végétarianisme.
Alors vraiment j'ai l'impression d'atterir sur une autre planète.
Et beaucoup de mal à me justifier ce geste si ce n'est une image déplaisante dans le miroir et l'envie qui me manquait de plus en plus de me mettre en maillot de bain. Ca compte non?
C'est un gros travail d'aimer son corps.
Après quatre bébés et trois ans aux tropiques je fais la compta.
Singapour n'a pas été bon pour la mincitude! Abondance de nourriture et d'odeurs succulentes (minus le durian). Fruits exotiques et surtout un climat qui vous donne pas, mais alors pas du tout envie de bouger. Après mes autres bébés je fondais tout naturellement. L'hiver se chargait de faire redescendre la balance. Les allers et venues à l'école, la crèche, monter, descendre les 4 étages de ma maisonette avec le linge. Ici ascenceur, taxi, helper, tout est fait pour que vous marchiez et bougiez le moins possible. Et pour cause, fait chaud dehors! Ou alors il pleut des cordes!
N'empêche. N'empêche. Je savoure cette semaine cette simplicité retrouvée dans les aliments sains et de tourner mon attention autrement vers la nourriture. Stopper les automatismes. Faire valser habitudes. Le thé à la menthe est devenu addictif. Prendre le temps de choisir ce qu'on va manger. Compter. Manger moins vite. Noter. Finalement c'est une méditation quotidienne. Je mâche plus lentement. Je fais attention à la satiété. Je suis davantage à l'écoute et il y a là un côté ascétique finalement qui me fait du bien. Curieusement, alors qu'on aspire à manger moins, on est tout naturellement tenté de manger mieux. Seul hic les pensées recurrentes obsessionelles en relation avec la nourriture occupent une place prépondérante dans la journée. Longues heures passées à feuilleter mes vieux elleatable, revisiter kitchenbazar (je crois vraiment qu'un épluche-ananas ça peut être très utile!), alicedelice (et si on tentait les espumas?), les librairies rayons cuisines, ... Je redécouvre des saveurs qui par habitude s'étaient estompées et aussi le plaisir de se faire plaisir.
Les enfants du coup découvrent les points dans un cuillère à café de nutella, dans une pizza, dans une barre de chocolat mais aussi un fried rice. Je repense à mon enfance et à toutes ces choses que je pouvais manger sans grossir. Gaufres au sirop, jellybeans, carrés d'amandes. Un smileys c'était un énorme winegum. Mon métabolisme d'ado dans un pays froid. Et quel plaisir de me dire que j'ai pu manger toutes ces choses là!
Aujourd'hui c'est un gros effort. Mon métabolisme en pays chaud + 20 ans c'est un peu l'ours polaire en amazonie. Il dort. Il hibèrne. Il feignasse. Ca ne m'a pas toujours rendue zen cette semaine.
Heureusement c'est les vacances. On va pouvoir souffler un peu cette semaine et retourner au bikram. Ssssssssss-aaaaaaaaaaah-ggggggg (laisse, tu peux pas comprendre)








