lundi 30 mai 2011

Books more books



Elvire adore 365 Penguins - un livre français mais que nous avons dans sa version inglish - très bien aussi. Elle adore les chiffres et le comptage des penguins!
Un grand favori de Eleonore - surtout la où il faut attendre attendre attendre....


Un autre grand classique parait-il. Un livre costaud avec un tas de petits pans à tirer et une dernière page qui fascine Eleonore!

Quant à moi, je viens de finir:


On re-découvre Ingrid Bétancourt qu'on trouvait un peu fière et arrogante, mais aussi le monde bourré de contradictions des FARCs. Un livre super bien écrit. Un regard intéressant aussi sur les liens qui se créent en captivité et la transformation de l'humain dans des conditions de vie extrêmes.


Un bijou ce livre. Magnifique à en pleurer. Je n'en dirais pas plus.




C'est le premier livre que le lis de cet auteur mondialement connu - j'ai trouvé le thème fabuleux: deux femmes passionnées par les fossiles au tournant du siècle dernier confrontée à une science de l'évolution qui émerge mais aussi des hommes immuables et têtus. Un livre très très riche.

Et qui c'est qui passes des heures à Kinokuniya et qui se plaint de ne plus avoir de place dans ses bibliothèques?

mercredi 25 mai 2011

Indigo Pearl Phuket





Après mon séjour un peu roots à Bali nous voilà embarqués pour Phuket pour une mini- deuxième honeymoon. 15 ans de mariage ça se fête (alors avant de continuer je ne suis pas vieille j'ai juste commencé très tôt).
Le premier honeymoon nous l'avions fait très roots aussi en Equateur. Trois semaines qui nous ont pris par les tripes avec beaucoup de premières. Quito et le mal d'altitude, les Andes sur la mula parce que je ne tenais plus sur mes jambes, manger du hamster à 3800 m et danser après avoir bu la chicha, la forêt amazonienne et ses papillons bleu electrique, ses fourmis rouges grosses comme mon pouce, ses eaux boueuses à traverser en bottes en caoutchouc, ses coeurs de palmiers mangés à même la tige, ses tarentules et son bébé ocelot, ses enfants aux ventres gonflés par les parasites. Tout me revient parce que je viens de finir Même le silence a une fin d'Ingrid Bétancourt. Livre qui m'a filé la chaire de poule. 15 plus tard donc je me retrouve sur l'équateur, encore, cette fois de l'autre côté de la planète. Avec le même gars. Et quatre enfants en cadeau. Et un boulot complètement dingue. Non mais c'est vrai ça, vouloir assister des naissances, c'est pas un peu fou non? Je mesure le chemin parcouru en quinze ans. Je cherche les prémisses de notre vie ici dans le làbas. Kilukru? Et pourtant il y a des bribes comme ça, ça et là du maintenant déjà làbas. Karma? Peut être.

En tous cas ce fut doux et bon de s'arrêter un peu ce weekend dans un endroit paradisiaque. De flotter enlacés dans la piscine en faisant un peu le bilan de nos vies ensemble, de penser à l'avenir, et aussi de ne pas parler du tout. De regarder comme des sages les couples, à trente cinq ans avec leur premiers enfants, de rêver à la suite, un peu flippante la suite, mais comme toujours et il vaut mieux d'ailleurs.

A mon arrivée à Singapour j'avais vu cette pub pour le Indigo Pearl Phuket (devinez où?) en pensant que c'était le bel endroit sur papier où je n'irais jamais. Mais finalement l'hotel était en travaux, les prix devenaient presque potable pour une petite chambre normale juste un weekend.
Quelle surprise de se voir offrir une suite! A nous donc l'énorme lit/balcon/salon. A nous les heures de glandes, le menu succulent, les cocktails au Tongkah Tin Syndicate. Nous sommes restés bouche bée devant l'originalité de cette boutique hotel - conçu par Bensley Design Studios, avec ses rappels de la métallurgie, des années 20, dans un contexte colonial revu et corrigé - un mélange éclectique où rien n'est laissé au hasard: les couverts sont des clés à mollette, le porte PQ fait d'énorme boulons, chaque détail m'a émerveillé et séduite. Et partout ce bleu turquoise, ma couleur du moment. Tout ça sur une plage paradisiaque et un temps magnifique of course. Douce entrée dans notre prochaine quinzaine, à deux, à six, et qui sait ce que l'avenir nous prépare. Mais je dis merci au quinze dernières, et à toi mon amour, avec moi dans cette belle aventure, ton soutien indéfectible, ta patience, tes bras, ta zénitude. A toi, à nous, je dis merci.

mardi 17 mai 2011

Bali encore

(photo par GirlUnmapped sur Flickr)

Bali change. Bali me change.
Je découvre un peu plus le côté Tiers Monde et un peu moins le côté Touriste à chaque fois.
Je vois d'un oeil sceptique les bobos qui s'y installent pensant réaliser leur "plan vert" - Exemple:

-Tiens notre chauffeur (qu'on connait depuis trois semaines) m'a proposé de construire sur ses rizières un eco-village, ça permettra d'embaucher et de nourrir tout le village et on va planter du café bio, du cacao bio et du riz bio. -Et tu t'y connais en cacao bio? -Non mais j'ai un copain qui fait du super bon café bio -Et ton chauffeur il t'offre ses terres comme ça sans contrepartie? -Bah tu sais on va faire vivre le village et toute sa famille alors...

J'imagine que parfois ça marche. Beaucoup de fois ça ne marche pas du tout.
Un blanc à Bali c'est surtout un portefeuille ambulant ou alors un routard ou une sage-femme bénévole. Bali c'est une terre qui n'appartient à personne (même si tu as signé un bail de dix ans dessus). Bali c'est tu ne sais pas qui aller voir quand tu te fais avoir. Faut payer le banjar. Faut payer la police. Si tu écrases un chien par exemple, prends garde à toi. Le village entier est ameuté et tu peux avoir de sérieux problèmes.

Les chiens parlons-en. Ils sont partout. Ils vivent dans des conditions pitoyables. J'ai vu des chiens tout tremblant, laissant échapper une coulée de selles derrière eux, quand ils ne sont pas battus. Ils sont tellement nombreux qu'ils en deviennent agressifs. A chaque coin de rue tu te fais aboyer dessus. Il y a des assos qui s'en occupent. Ce qui fait rager les balinais parce que leurs enfants n'ont parfois même pas de quoi se vêtir - mais les chiens dans ces assos sont nourris, blanchis. Je me suis sérieusement demandé quelle serait la solution.

Quant au transport rien n'a changé. J'ai passé un temps fou en voiture pour quelques misérables kilomètres. Les routes sont infréquentables à certaines heures, embouteillées toute la journée. J'ai eu le malheur de me deplacer autour de 18H dans le Kerobokan - on a mis 30 minutes à sortir de la ville entre les voitures, les scooters, les chiens, les enfants, les rizières qui débordent et inondent la route - et encore y avait pas de singes cette fois ci.

J'ai surtout apprécié ma petite visite à Bumi Sehat - take two. Cette fois avec un chèque de 1950$. J'ai eu Robin toute à moi pendant au moins trente minutes (énorme quand on sait comme elle est occupée!). Elle m'a raconté ses derniers bébés décédés à l'hôpital (pour rien que de l'ignorance et de la mauvaise foi). Elle m'a raconté aussi comment l'arrivée du riz blanc et du soja OGM ont contribué à une malnutrition à grande échelle, surtout chez les femmes, chez qui ont voit un taux alarmant d'hémorrhagies du postpartum et de placentas/cordons déformés. Les balinais mangeaient à l'origine un riz rouge plein de fer. Celui ci a été remplacé par un riz blanc "à meilleur rendement" mais complètement vide nutritionellement.
J'attends avec impatience mon stage en maison de naissance cet été.

Du coup pas étonnant que la perception du temps et de l'espace change complètement. Je suis soulagée de pouvoir m'asseoir en fin de journée sur la verandah de mes amis. De contempler les rizières et le volcan au loin. Il y a une magie indéniable dans ce paysage, dans ce pays qui vous colle à la peau comme un grain de riz gluant.

lundi 2 mai 2011

And the winner is....!



Ouiiii je sais,la mega-honte. Vous pensiez que je vous avais oublié! Mais non non non... juste beaucoup de bébés nés ces temps-ci! Que même mes enfants ne demandent plus où je suis à la table du ptit déj (c'est dire!)

Alors les jolis cubes c'est pour qui?

Elvire a tiré au sort un papier collé sur le mur:

Et cette maman a gagné:


Caroline les cubes sont pour Olivia!! Congrats!
Reste plus qu'à m'envoyer ton adresse exacte!
xxx